La maison bois en kit

Le kit de maison est une maison individuelle conçue et fabriquée en usine, grâce le plus fréquemment à la DAO (dessin assisté par ordinateur), découpée au millimètre et prémontée avant d’être livrée et remontée sur le chantier final.
En parlant d’elle, certains la nomment également «préfabriquée». Il n’y a pas une maison en kit, mais des maisons en kit puisqu’il y a autant de procédés de réalisation que de fabricants.

Les procédés les plus classiques se déclinent de l’ossature bois plateforme courante au madriers empilé, jusqu’aux panneaux préassemblés en bois massif de type MHM ou KLH, en passant par le magnum board (panneaux sandwich).

Le mot «kit» peut paraître vague, cependant, il ne doit pas vous déconcerter, il ne correspond en aucun cas à un produit de moindre qualité – Bien au contraire ! – et ne doit pas vous faire croire que tous vos week-ends vous devrez sortir les outils pour monter la maison de vos rêves.

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Des mesures concrètes pour améliorer le confort des plus démunis.

EuropolitiqueEn comparaison de nombreux pays du Nord de l’Europe, la France accuse un retard considérable en matière d’isolation thermique de ses logements. Ce décalage, qui pénalise à la fois les ménages et l’environnement, a pourtant été largement dénoncé depuis de nombreuses années, par les associations de défense de l’environnement, sans pour autant émouvoir, jusqu’à ce jour, les gouvernements successifs.
Le retard considérable que nous accusons, notamment, vis-à-vis de nos voisins d’outre-Rhin, ne semble pas effrayer Jean-Louis Borloo, qui a décidé de mettre les bouchées doubles pour combler nos lacunes, avec la ferme intention de caracoler en tête du peloton des bons élèves européens.

Une étude récente commandée par le ministère de l’Ecologie démontre que la mauvaise isolation de l’ensemble du parc immobilier français correspond annuellement à la diffusion en pure perte, de millions de thermies dans l’atmosphère équivalant la production de 8,5 réacteurs nucléaires, soit un peu plus de 14% du rendement de notre parc national.
Trois ministres : Valérie LETARD, Benoist APPARU et Jean-Louis BORLOO se sont attachés au problème. Ils viennent de présenter un plan de lutte ambitieux, contre ce qu’ils nomment « la précarité énergique ». D’ici 2017, ces mesures qui associent l’ANAH et l’ADEME, à une partie du produit du Grand Emprunt, permettront de dégager un milliard deux cent cinquante millions d’euros à la rénovation de trois cent mille logements, dont les occupants sollicitent chaque année le fonds de solidarité logement pour payer leurs factures d’électricité.

Ainsi, plutôt que de payer les factures de chauffage, le gouvernement a décidé de financer les travaux d’isolation, qui autoriseront les plus démunis à l’accès d’un confort bien légitime.
Dès le mois de mai, dans chaque département, les préfets s’organiseront afin de recenser les ménages les plus touchés, puis des consultations se feront à domicile, grâce au porte-à-porte que des professionnels mandatés effectueront dans les foyers afin d’expliquer les gestes utiles pour réduire les dépenses énergétiques et tenter de convaincre les occupants d’effectuer des travaux.

Leur argumentation devrait faire mouche à tous les coups puisque, s’il accepte la proposition du démarcheur, le foyer touchera immédiatement mille cinq cents euros d’aide de l’Etat, puis l’ANAHpaiera 25% du montant des travaux, auxquels s’ajouteront une aide des collectivités locales, des crédits d’impôts et des prêts à taux bonifiés.
D’après les responsables du ministère de l’écologie, le foyer qui se sera impliqué n’aura plus qu’à rembourser six cent soixante-cinq euros par an, pendant cinq ans, pour des travaux estimés à dix mille euros. Compte tenu de l’économie d’énergie induite par la réfection de l’isolation de son logement et évaluée à sept cent cinquante euros par an, un tel foyer serait gagnant dès la première année.

J2L, le 25 Mars 2010.

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Halte aux pesticides !

feuilles pesticideDepuis son coup d’envoi en 2006, et pour sa cinquième édition, la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides, qui vient d’être lancée en France jusqu’au 30 mars, apparaît comme l’événement fédérateur permettant de démontrer que l’on peut et que l’on doit aujourd’hui se passer des pesticides.
A cette occasion des actions citoyennes démontreront un peu partout dans le pays les risques désormais inacceptables, tant aux plans sanitaires qu’environnementaux, liés à l’utilisation des produits phytosanitaires. L’ensemble des acteurs impliqués dans cette démarche entend prouver que des alternatives aux traitements chimiques existent et qu’elles sont viables.

Ces composés ne sont pas anodins. Selon l’Acap, la France utilise quelque 76.000 tonnes de pesticides par an, dont les 9/10 affectent l’agriculture, ce qui place notre pays au premier rang des utilisateurs européens de ces produits chimiques.
Ce lamentable constat se traduit dans nos assiettes par d’importantes concentrations que supportent 44% de nos fruits et légumes, dont 6% restent dangereuses, parce que dépassant les limites légales (LMR).
Un rapport diligenté en 2006 par l’UE démontrait déjà, que ces concentrations de pesticides détectés présentaient un risque aigu pour la santé publique. Plus grave encore, parmi eux, cinq produits, pourtant encore légalement vendus dans l’Union Européenne, étaient classées comme cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction, ou perturbateurs pour le système hormonal.

Ce risque pour la santé publique est beaucoup plus présent qu’on peut l’imaginer, comme en témoigne un rapport conjoint émanant de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et du laboratoire Grecan. Contrairement aux idées reçues, il se manifeste le plus souvent sous la forme d’intoxications aiguës, liées aux accidents d’épandage, dont on recense jusqu’à deux cents cas par an en France. Viennent ensuite des intoxications chroniques, qui affectent les consommateurs, mais aussi à présent de plus en plus d’agriculteurs et de producteurs, sous la forme de cancers, maladies neurologiques, et perturbation du système hormonal.
L’American journal of Clinical Nutrition (AJCN) a publié les résultats de cent soixante-deux études comparatives entre aliments bios et conventionnels.
Bien que contestés par le MDRGF (Mouvement pour les droits et le respect des générations futures), ces résultats ont pourtant le mérite de mettre en évidence des différences significatives favorables aux aliments bios, notamment pour six catégories de nutriments importants.

Les végétaux bios contiennent ainsi en moyenne plus de magnésium, de zinc, de composés phénoliques, de flavonoïdes, de sucres et de matière sèche que les cultures intensives, qui contiennent, elles, plus d’azote. De même les produits animaux bios contiennent plus de certains acides gras que leurs homologues non bios.
François Veillerette, Président du MDRGF, regrette cependant qu’intentionnellement, ces conclusions n’aient pas mis l’accent sur l’absence de résidus de pesticides dans les aliments bios comme étant un élément favorable à la santé.
Pour sa part, il met en avant une étude de l’INRA, publiée en janvier dernier, qui affirme qu’une réduction d’environ 30% du recours aux pesticides serait possible, sans bouleversement majeur des systèmes de production. En effet, les scientifiques agronomes y soulignent, que dans ce scénario, les marges pour les grandes cultures seraient peu affectées, puisque la baisse de leur production serait à peine de l’ordre de – 6%.
L’étude de l’INRA a par ailleurs défini les modalités de conception d’un réseau d’acquisition et de diffusion de références agronomiques. Ces résultats doivent être mobilisés pour la mise en place du réseau de fermes de références, d’expérimentation et de démonstration, prévu par le plan ministériel Ecophyto 2018.
On rappellera que la loi de programmation relative au Grenelle de l’environnement fixe l’objectif de réduire de moitié les usages des produits phytopharmaceutiques en 10 ans en accélérant la diffusion de méthodes alternatives sous réserve de leur mise au point.

J2L, le lundi 22 Mars 2010.

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